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Nike aerotape : est ce que Nike est allé trop loin dans la recherche du gain marginal ?

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Pour ce qui est d’innover et de tenter des choses, Nike est loin d’être le dernier de la classe. Je pense que cela donnera même le sujet d’un article sur les objets et technologies les plus farfelues de la marque. Mais aujourd’hui portons notre attention le dernier essai de Nike pour optimiser “les gains marginaux” de la performance : l’aerotape.

“Aero is everything”

Dans le cyclisme, cette phrase est partout, s’en est même une obsession : être le plus aérodynamique possible pour perdre le moins d’énergie à l’effort. Mais dans le monde du running c’est beaucoup plus rare d’en entendre parler. Pourtant à l’heure où les records sont de plus en plus durs à battre, toute technique est bonne pour grapiller quelques précieuses secondes qui peuvent faire toute la différence.

Nike n’en est pas à son coup d’essai dans la matière, les combinaisons de sprint avec manches longues aux bras et aux jambes ont envahies les pistes début des années 2000 avec même une nouvelle tentative en 2012. Sans grand succès, les athlètes sont vite revenus à des modèles plus classiques estimant n’y trouver aucun intérêt.

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Nike Turbospeed ( 2012 )

On a tous pu également constater la position si particulière des lièvres d’Eliud Kipchoge lors de ses tentatives de record du monde du marathon. Une position en V censé créer une poche d’air pour l’athlète et donc faciliter son effort.

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L’aérodynamisme dans la peau

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Nike Aeroblade

Avec l’aérotape, Nike utilise sa nouvelle technologie des aeroblade pour “mieux diffuser” l’air autour des membres en mouvement de l’athlète. La tenue traditionnelle du demi fondeur est rarement une combinaison intégrale, mais plutôt un short très court et un débardeur.

Il fallait donc trouver une solution. Reprenant l’esprit du K taping bien connu pour soigner les blessures, Nike a proposé ces patchs à venir placer sur les tibias et les bras.

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Mais est ce que cela fonctionne ?

Lorsque l’on entre dans le domaine du gain marginal, dans ce 0,1% de gain de performance, il est difficile juger l’efficacité d’un seul facteur isolé.

Il y a très peu d’études en dehors de celles ordonnées par Nike qui ont étudié la chose et leurs résultats sont “marginaux”. Une étude s’est portée sur les performances de Bernard Lagat qui selon leurs estimations serai passé d’un temps de 13min 35sec55” au 5000m à 13min 33sec90″, puis de Galen Rupp sur Marathon qui serai passé de 2h11’12 à 2h10’56 grâce à l’aérotape.

Soit un gain presque négligeable, moins d’une seconde gagné au Mile. Donc oui cela fonctionne mais son gain sera très très faible.

Alors quel intéret de développer et de porter cette technologie ?

Lorsque l’on cherche à battre un record, tout doit être parfait. Il suffi de regarder le sens du détail extrême porté à la préparation des tentatives d’Eliud Kipchoge. Tout était pensé : la température et la pression atmosphérique idéale, le parcours, la formation des lièvres, l’allure, le ravitaillement. Rien ne peut être laissé au hasard dans ce genre d’événement.

Seuls, ces éléments ne permettent pas de passer sous les 2h au marathon. Mais mis ensemble on obtient la formule magique pour dépasser toutes les limites.

Oui l’aérotape peux donner une allure particulière, mais dans la recherche absolue de performance, c’est justifié.

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